Ans... voyages...

14 février 2012

Pas de bras…

 

Pas de bras…

 

Afin de faire honneur, au repas de la semaine
LE repas de noël, en gros LE phénomène
J'ai contacté Victor qui me souffla ses vers
Par delà son tombeau, à moi pauvre trouvère

 Oh ! Combien d'intendants, combien de gestionnaires
S'en sont allés matin pour leur course ordinaire,
Chez ce p'tit fournisseur perdition de leurs bourses,
Dépenser du lycée les bien maigres ressources ?

 

En ce jour de l’an onze du second millénaire

Nous partîmes à deux sur le coup de midi

Le sourire à la bouche et la fleur au fusil

La fin nous tenaillant comme tous nos congénères !

 

Nous fîmes donc la queue, échangeant peu de mots,

Certains qu’à notre table, ayant payé l’écot

Nous aurions pour  agapes à la fin du repas

Ce  mélange sucré : bonbons et chocolats…

 

C’est après les serviettes et avant les couverts

Qu’étaient donnés les lots aux récipiendaires !

Tendant la main, benêts, on nous fit la réponse

-       « Cette année point de sucres, économies obligent ! »

-       « Mais pourtant au menu il était en annonce ? »

Osais-je courroucé, soudain pris d’un vertige…

-       « Si vous n’êtes pas contents, nous fut-il répondu,

Voyez la gestionnaire, et faites un compte rendu ! ».

 

Poursuivant le chemin, comme des malotrus

En un mot comme en cent déjà le mal au cul…

Nous allons, poussés dans la foule jusqu’au mont*,

Foie gras comme du lard et tronches de saumon

Marinés de rancœur, et sans  Célébrations…

Parcourus du regard par les agents déçus

De nous voir, tout comme eux, frappés par la sanction !

Nous gagnons le salon des professeurs reclus.

Rejoignant  là nos pairs, partageant les victuailles

Cons, vaincus, que cet an, nous allions faire ripaille !

 

En tout état de cause, les mets furent délicats

Les portions en revanche étant plus que congrues

Peu de chance ce jour là de terminer ventru !

Au fin fond de l’assiette pas un seul reliquat !

 

Certains qu’à nos côtés les élèves profitaient

Du cadeau délicieux qui leur fut ainsi fait

Nous étions tous maris d’être mis au régime

Malgré le prix payé par nous pauvres victimes !

 

A-t-on voulu forcer l’impécunieux destin

Qui tint bien loin de nous et de nos intestins

Ces fameux chocolats, point d’orgue d’un repas

Qui dans bien des esprits c’est certain restera ?

 

N’a-t-on point confondu encore cette fois

Avarice et épargne ?  Ou est ce par égard

Qu’on voulut éviter à certains cumulards

La possible et douloureuse crise de foie ?

 

Je ne puis me résoudre à bêtement penser

Que c’est pour 50 balles qu’on nous a dispensés

D’avoir sur un plateau en cadeau de noël

Une simple papillote et quatre caramels !

 

Aurait-on souhaité en un jour et sans mot

Se mettre d’un seul coup tout le monde à dos

Qu’on ne s’y serait à la vérité pas pris

De pire façon et avec tant de mépris !

 

Que m’importe les sucres, et ces chocolats là !

Si c’est juste une fève qui sonne l’hallali,

D’une pingre gestion que la crise ébranla

Je veux bien passer le reste des fêtes au lit !

 

La conjoncture aidant, m’est avis que sous peu

C’est pas le chocolat qu’on nous supprimera

Mais le droit d’en user ou même de sourire…

Et pourquoi pas aussi dans une année ou deux

Payer tout son repas et seulement le servir ?

La manœuvre est aisée, l’esprit est scélérat !

 

Sachez donc madame, avant que l’année ne file

Et finisse, que de peine fait votre malice* !

Et s’il faut, à tout va, faire des économies

Ce ne sont à coup sûr pas les bons sentiments

Qu’il faut garder de toute forme de dépense,

Mais bien les faux semblants et cette acrimonie

Qui condamne les gens au plus parfait supplice.

Noël est une fête ! Non pas une abstinence,

Eut-il fallu y songer ; bien que difficile…

Lorsque l’on réfléchit …pécuniairement.

 

Ce jeudi au boulot, pas d’pot pas d’choco

A la fin du repas…pas de bras… pas de chocolat !

 

Chrispix, Chaud, collé, déjà fourré aux bons sentiments.

Posté par chrispix33 à 18:41 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
Tags : , ,


16 avril 2010

Vente Privée

BON PLAN: Vente privée.

Deviens membre privilégié de vente-privee.com, le premier club de ventes événementielles en France.
Depuis que je suis membre de vente-privee.com, je profite tous les jours de grandes marques prêt-à-porter adultes et enfants, high-tech, lingerie, articles de sport, électroménager, bijoux... à des prix allant jusqu’a -70% !
Pour recevoir les invitations et découvrir les ventes en cours de vente-privee.com,     inscris-toi gratuitement en cliquant ici.

vente_priv_e

chris

 

 
 
1660 points rien qu'en répondant aux questionnaires... après il en faut 1600 de plus pour un chèque ça a pas l'air mal... d'autant que les enquêtes sont rapides et intéressantes. Alors suivez les 3 étapes ci contre et inscrivez-vous !

 

 

 

Comment ça marche...

 

Inscrivez-vous maintenant et commencez à recevoir des sondages en ligne rémunérés.

 

Complétez vos sondages profil pour être admis à de nombreuses opportunités.

 

Contrôlez votre messagerie tous les jours pour les nouvelles invitations. Les sondages arrivent par email.

 

Complétez nos enquêtes en ligne pour remporter des récompenses. Echangez vos MarketPoints contre de l'espèce.

 

 

 

Je te propose de rejoindre le panel de consommateurs Hiving pour participer comme moi à des sondages d’opinion. En échange de ta participation aux enquêtes, tu gagnes des points convertibles en carte virtuelle Sesamea ou en chèque Kadéos...
A bientôt j'espère.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L'Institut Médiascopie existe depuis 1982. C'est un institut d'études spécialisé dans la communication et les médias. Il développe depuis plus de 20 ans des méthodes d'enquêtes innovantes pour étudier les perceptions de l'actualité par le grand public et les grands sujets de société.

 

Les enquêtes portent aussi bien sur des sujets politiques, que culturels, économiques ou sociaux.

 

Comment ça marche ? C'est très simple !

 

1. JE M'INSCRIS sur panelactu.fr en quelques minutes et gratuitement.

Une fois que votre inscription est validée et que le questionnaire sur votre profil est complété, vous devenez membre de notre panel. Nous pouvons alors vous solliciter pour répondre à nos enquêtes.

 

2. JE REPONDS aux enquêtes auxquelles je suis invité(e) à participer par e-mail.

Vous choisissez de participer ou non selon vos disponibilités et vos envies.

 

3. JE GAGNE DES EUROS

Pour chaque enquête à laquelle vous participez, vous gagnez des points. A partir d'un certain nombre de points, vous pouvez les convertir en chèques cadeaux universels.

 

 

 

 

 

Mon avis média ce sont quelques sondages rapides sur réductions pour des achats en ligne. Facile et rapide... Bonne inscription.
Mon Avis Media - Inscription

 

 
 
 
J’ai sans doute déjà dit que j’étais membre de MySurvey, le panel d’enquêtes consommateurs en ligne. MySurvey est le site sur lequel les membres du panel participent à des études en ligne et gagnent des points en retour de leur avis et commentaires, points qui peuvent ensuite être échangés contre des bons cadeaux ou utilisés pour faire des dons à des organismes de charité. Des tirages au sort sont aussi régulièrement organisés, et on peut gagner jusqu’à 2500€ en participant ! Les études recherchent les avis et les opinions de personnes telles que nous sur des produits et services existants, mais aussi sur des produits en développement. L’avis des consommateurs est très important ! Les innovations inspirées par les enquêtes d’opinion auprès des consommateurs sont constamment utilisées par les entreprises pour faire évoluer leurs pratiques commerciales. 
C’est un plaisir pour moi d’être un membre du panel MySurvey et j’ai pensé que cela pourrait t’intéresser alors si tu veux t’inscrire… c’est par ici !

 

 

Pour rejoindre MySurvey, clique sur le lien ci-dessous :

 

Panel On The Web, premier panel de consommateurs entièrement géré sur Internet au service d'études marketing. Capitalisation possible des points ou échange en bons cadeaux .  L’inscription se fait ici. Venez me rejoindre et gagner des bons d’achats.

 

 

Inscrivez-vous et influencez la vie des marques et des médias

 

En vous inscrivant sur "votre avis en ligne.fr" :

  • Vous donnez votre avis sur des produits et des services existants ou à venir, des campagnes de communication, l'évolution des médias...
  • Vous influencez des acteurs des produits, des services et des médias sur les produits et services de demain.
  • Vous le faites en toute liberté, à votre rythme, où et quand vous le désirez, et vous êtes libre de vous désinscrire à tout moment.
  • Vous le faites en toute sécurité, vos coordonnées restant totalement confidentielles, et vos réponses complètement anonymes.
  • Vous recevez des points, à chaque fois que vous remplissez un questionnaire, et vous les transformez régulièrement en chèques cadeaux.

 

Posté par chrispix33 à 21:18 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
Tags : , , ,
24 février 2010

banniere_panelistes1

rando

Posté par chrispix33 à 23:26 - - Commentaires [1] - Rétroliens [0]
Tags : , ,
27 août 2007

Le parc Bordelais

 

Le poumon de la ville.

Le parc Bordelais est probablement l'espace vert de la ville le plus connu et sûrement à juste titre, quoi que l'on pourrait discuter du bien fondé de cette prépondérance en lui comparant le jardin public situé en centre ville.

L'avantage du Parc Bordelais, outre sa vaste étendue, est de proposer une multitude d'entrées de parts et d'autres de sa circonférence (avenue du Général de Gaulle, rue du Bocage, avenue d'Eysines, avenue Carnot, rue du Parc ou encore rue Godard) et ce, accessibles assez facilement que vous soyez en voiture (place de parking souvent disponibles à proximité), à pied mais cela nécessite une bonne petite balade depuis le centre ville, ou en transport en commun ce qui est encore la meilleure solution quand on ne connaît pas la ville.

Situation et faune locale

Il jouxte un des plus calmes quartiers de la ville, celui de Caudéran, que les Bobos affectionnent pour sa situation idéale et son environnement tranquille.
Ils viennent y exhiber les dernières robes à smocks de leurs enfants ou les culottes de flanelle grises découpées sur mesure pour les culs rosis de fraicheur de leur progéniture masculine, les yeux bleus , la mèche blonde délicatement repoussée sur le côté par une mère attentive mais absorbée par les derniers commérages de ses copines et la lecture du dernier numéro de Marie Claire.

Quoi y faire?

Outre les quelques jeux traditionnels que l'on peut y trouver pour les enfants, genre cages à poules, attractions sur ressorts et autres passerelles et ponts de singes, il constitue à coup sûr le lieu de détente rêvé pour les dimanches ensoleillés où les samedis actifs pour les bambins du quartier et des environs.

C'est pourquoi j'y emmène parfois ma descendance pour qu'elle se fasse la main sur ces petits d'hominidés un peu différents de ceux qu'elle cottoie d'habitude sur les bancs de son école. Elle peut tout à loisir singer leur comportement de ch'tites n'enfants bien élevés et profiter ainsi de l'ascenseur social pendant quelques rares instants.

Quand son frère saura jouer au rugby comme il faut je l'y emmenerai aussi se faire les crampons sur les congénères de son âge et massacrer les pelouses engazonnées fraichement replantées.


Y voir qui?

On y rencontre aussi quelques coureurs à pied qui viennent s'y égayer de bon matin ou à la fraîcheur du soir, arborant fièrement une musculature dorée à l'autobronzant et les shorts moules burnes derniers cris achetés à prix d'or chez les revendeurs griffés du centre ville. Ben quoi ça le fait de s'exhiber le fessier enveloppé dans un caleçon Louis Vuitton en tergal non?

 

Ohhhhhhhhhhhh Quelle belle plante!

Les espèces et les essences d'arbre sont disséminées sur les 28 hectares que compte le parc qui vit le jour en 1885, dessiné par un architecte paysagiste allemand du nom d'Eugène Bühler. Par la suite, Camille Godard, qui fera don de sa fortune à la ville à sa mort, y intègre quant à lui des espèces nouvelles de Séquoia, de magnolias, ou encore de noyers d'Amérique et de cyprès de Louisiane.


Ouais y a des bêtes.. mais pas beaucoup!

Parcouru de petits sentiers, de bosquets et d'importants massifs fleuris, le parc comporte aussi des plans d'eau, quelques animaux tels que des chèvres, des lapins, quelques daims ainsi qu'un emeu et bien entendu les éternels cygnes, pigeons, canards et autres pensionnaires habituels de ce genre d'endroits.

D'aucun se permettent de penser dans les milieux z'otorisés qu'un spécimen de Cochon Chien à poils frisés aurait été vu un soir de plein lune rousse en compagnie d'un Zébrour de Tasmagonie subtropicale, mais il s'agit là probablement de ragots et il n'est apparu pour le moment aucune preuve pour confirmer ces dires.

Depuis peu les bestioles sont entourées d'un système défensif assez décourageant pour qui souhaiterait les atteindre et leur prodiguer moults caresses affectueuses... quelques petites mains fragiles auraient-elles fait les frais des dents acérées du gros cochon noir dont la panse ventrue touche le sol? Je n'ose l'espérer....

 

Pour les chtites n'enfants!

Les enfants, outre les espaces jeux mis à leur disposition, pourront à loisir profiter du petit théâtre de Guignol qui s'ouvre aux beaux jours, parcourir le plan d'eau à bord du petit bateau, emprunter le petit train qui traverse le parc, ou bien encore s'exercer sur le petit circuit de voiture pendant que les parents siroteront leurs rafraîchissement sur les chaises près de la buvette et que les plus grands auront envahi les pelouses pour profiter des grands espaces et s'adonner aux joies de la balle au pied. (p'tits cons!)

Le petit étang du parc est un véritable vivier à poissons qui frayent au milieu des canards, des cygnes et des poules d'eau. Et tant que ça baise dans l'eau les piafs ont à bouffer c'est dire si les uns guettent les autres!

Lifting

Fermé quelque peu après la tempête qui détruisit en 1999 quelques 700 arbres pour la plupart centenaires, le parc connaît actuellement une période de réaménagement en un parc "_à l'anglaise_" avec des espaces repensés pour les joggeurs, des massifs fleuris d'un nouveau style et des espaces de jeux sécurisés pour les enfants.

Les nouvelles allées dessinées et les massifs implantés permettent de découvrir les quelques 6 000 arbres et 8 000 arbustes plantés dans le respect des plans de plantation d'origine de Bühler, en changeant seulement les essences qui n'étaient pas adaptées. les fleurs ne sont pas en reste et d'ailleurs la surface mise en culture florifère a été simplement doublée ce qui représente quelques 32.000 plantes fleuries.

Le Parc bordelais est l'un des tous premiers sites pilotes de la ville en matière de préservation de l'environnement.

En effet il fait l'objet de 11 actions conjointement menées et que l'on peut retrouver expliquées sur des panneaux disséminés sur l'ensemble des parcours fleuris ou aménagés du parc.

Au programme sont définis l'aménagement d'un refuge pour animaux, une clôture provisoire autour d'un espace naturel en réhabilitation, la création d'une prairie de "Lagurus ovatus", différentes techniques de désherbage, le paillage des massifs d'arbustes, la tonte différenciée des pelouses et espaces mis en herbes, l'utilisation de plantes couvre-sol, ou la valorisation des feuilles mortes.(oui celles qu'on ramasse à la pelle!)

C'est peut-être cette douce alchimie qui fait de ce parc l'un des plus appréciés de la ville, que l'on soit amateur de calme, d'espace vert ou de parterres fleuris.

Si vous aimez faire des perles sur la rosée comme Félicie, ne manquez pas la visite à cet espace vert où luxe calme et volupté riment avec culotte de flanelle, cochon chinois et moules bites en faux skaï!

Chrispix, randonneur et promeneur solitaire.

Posté par chrispix33 à 23:30 - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
Tags : , ,
13 août 2007

Le pont Valentré

DSCN6734LE PONT DU DIABLE: du haut de  ces tours 700 ans vous contemplent!

DSCN6744

Construit au début du XIV siècle au cours des guerres franco-anglaises, le pont Valentré, par lequel on pénètre toujours dans la ville de Cahors mais uniquement à pied, constitue un exemple rare d’architecture militaire française de cette époque, et reste l'un des plus beaux ponts fortifiés du Moyen Âge encore visible. Vous n'aurez pas à le chercher longtemps tant il est vrai que ce véritable symbole de la ville dont il est aussi un des fleurons touristiques, est indiqué sur toutes les pancartes et les panneaux de signalisation. Au cas où vous vous perdriez, suivez donc le lit du fleuve, le pont normalement devrait se trouver dessus. Allez je suis pas chien je vous mets un petit plan comme ça vous aurez l'air moins perdu!

plan_cahors_pt

Si la visite guidée vous tente vous pouvez toujours vous adresser à l'office de tourisme de la ville pour bénéficier de leurs services, si vous préférez vous la joeur "solo" pas de problème, l'accès au site est entièrement gratuit bien entendu.

DSCN6727

Son édification fut décidée par les Consuls de la ville en 1306, et des documents attestent que la première pierre fut posée le 17 juin 1308. C'est un pont résolument défensif quasi-parfait, si dissuasif que même les Anglais ne l’attaquèrent pas c'est dire! Il était destiné à défendre la ville des attaques venant du sud.


DSCN6743

 

DSCN6754

DSCN6729

De forme légèrement bombée en son centre, il mesure 138 mètres de longs , et présente six grandes arches ogivales gothiques de 16,50 m qui sont restées dans un état de conservation parfaite, , avec des avant-becs crénelés, surmontées de trois tours carrées à créneaux et des mâchicoulis dominant l'eau de 40 mètres.
Deux barbacanes protégeaient son accès, mais celle du coté de la ville a disparue.

DSCN6747

DSCN6731

La construction devait entraîner la création d’un second axe commercial est-ouest, qui était jusqu’alors nord-sud. La ville subit ainsi une modification relativement importante et qui devait changer toute la cité. Une petite chapelle dédiée à la Vierge "veillait" autrefois sur la destinée du Pont mais on n'en garde aucune trace aujourd'hui
Il fut achevé en 1378.

DSCN6741

 

La légende du pont Valentré 

Les cadurciens qui connaissent la légende attachée à ce pont se plairont à vous en conter leur version.  Voici celle que j'ai appris à transmettre à mes amis de passage:

On raconte que la constuction qui s'éternisait depuis un demi siècle fit pactiser le maitre d'oeuvre avec le diable.

 

 


Satan s'engageait à faire accélérer la cadence des travaux en échange de l'âme de l'âme du commanditaire du pont une fois le dit pont terminé. Or donc, les
travaux se terminent et l'échéance arrivant à son terme. L'homme qui n'a guère envie finalement de livrer sa belle âme à Belzebuth, demande incidemment à ce dernier de lui quérir de l'eau pour ses ouvriers, dans un crible, à la fontaine des Chartreux toute proche...

 

DSCN6724

 

Comme il fallait s'y attendre, Satan ne put accéder à la demande, l'eau s'écoulant à chaque fois à travers les trous du crible avant qu'il ne puisse en faire la livraison! Et il perdit donc son pacte. Mais décidé à ne pas s'en laisser compter, il revient nuit après nuit, désceller la dernière pierre de la tour du milieu du pont, que les maçons remettent consciencieusement en place le lendemain!

 

En mémoire de cette légende, Paul Gout, architecte de la restauration du pont fera apposer en 1879 au sommet de la deuxième tour, dans la partie droite, une sculpture en pierre sur laquelle le petit démon semble accroché.

Voilà, en espérant que la visite vous a plu, n'oubliez pas le guide! Il serait quasiment "impensable" de passer un jour par Cahors sans vous arrêter admirer ce Pont Valentré, célèbre dans le Monde entier. Je vous laisse sur cette pensée et sur ce lien qui vous montrera le pont dans tous ces états, vieux qu'il est du haut de ses 700 ans, il fallait bien qu'on lui rendit hommage...

Posté par chrispix33 à 18:02 - - Commentaires [1] - Rétroliens [0]
Tags : , ,


16 juillet 2007

Venezia...

En attendant le temps où j'aurai le temps... quelques photos pour patienter. Celui là a une belle tête de vainqueur...

venise_174

Posté par chrispix33 à 22:06 - - Commentaires [4] - Rétroliens [0]

Le Ksar d'Aït Benhaddou

آيت بن حدو آيت بآيت بن حدو آيت بن حدو آيت بن حدو آيت بن حدو

Aït Ben Haddou ou le sablier du temps.

آيت بن حدو آيت بآيت بن حدو آيت بن حدو آيت بن حدو آيت بن حدو


La plus belle route du Maroc
آيت بن حدو آيت بن حدو آيت بن حدو آيت بن حدو

Depuis Telouet où je vous ai laissés la dernière fois, plusieurs solutions s'offrent à vous pour rejoindre Aït Benhaddou. Soit vous avez le temps et un véhicule adapté et vous empruntez la piste de 35 km qui s'étend au-delà de Telouet (comptez bien 4 heures de route et une piste par endroit défoncée… et évitez de partir trop tard pour ne pas avoir à effectuer une partie de la route la nuit.. !) soit vous choisissez le mode de déplacement le plus rapide (encore que…) en suivant l'asphalte qui mène de Marrakech à Ouarzazate (nationale 9) et qui après le village d'Amerzgame, sur la gauche, vous mène directement à l'un des Ksour les mieux préservés de tout le Sud marocain.

Vous seriez impardonnables de ne pas faire cette visite là…elle vous laissera des images incroyables dans la tête et des souvenirs à foison.

Je ne sais pas si je vous l'ai déjà dit, mais la route entre Marrakech et Ouarzazate passe pour être une des plus belles routes du Maroc, et elle est certainement de toute façon, la plus belle route de montagne du pays qui soit.
Au détour d'un virage, à hauteur de l'oued Mellah, le spectacle est étonnant ! Rivé à une sorte de butte, un bel assemblage de tours crénelées se détache sur l'horizon. Les tours de la kasbah d'Aït Benhaddou se réfléchissent dans l'oued.

Après avoir laissé votre véhiculedans le village neuf, c'est par une sorte de porte basse, sur la droite du village, que vous entrerez dans le royaume de ce Ksar merveilleux. Ici les éléments du conte d'Emile et Inuit (le célèbre !) sont assemblés pour que l'on puisse se souvenir de cette fortification de terre et de roseau comme d'un lieu magique et chargé d'histoire.


Un village nomade.
آيت بن حدو آيت بن حدو آيت بن حدو آيت بن حدو

De nos jours Aït Benhaddou est UN village et PLUSIEURS à la fois. En réalité l'implantation du village a connu successivement trois emplacements.

Au départ il y eut les simples maisons réalisées en pisé, édifiées à même la colline, autour de l'agadir (le grenier-forteresse), et cernées d'une muraille de clôture. Elles garantissaient autrefois la sécurité de la population et des biens contre les pillards venus de la plaine. Il faut rappeler que cette vallée de l'oued Mellah était naguère fréquemment empruntée par les caravanes des marchands et celles-ci excitaient bien des cupidités...

Puis à la fin du 19ème siècle, alors que la situation sécuritaire s'améliore, les occupants du village bâtissent des maisons en-deça de l'enceinte protectrice, sur la face la moins escarpée de l'éminence (pas grise mais rocheuse !). C'est le plein essor des kasbahs ; dans lesquelles la sécurité individuelle prend le pas sur le bien être collectif. Derrière les kasbahs, tandis que les vieilles maisons tombent en désuétude et subissent les outrages du temps, des demeures plus simples s'érigent.

Et pour finir, depuis une quarantaine d'années environ, les habitants du village ont retraversé l'oued en sens inverse, ont quitté la Kasbah (un peu désertée du coup) pour édifier de nouveaux groupes de maisons sur la rive droite de l'oued. C'est d'ailleurs par la « ville nouvelle » que l'on parvient au site. Il n'est guère besoin de perdre du temps dans les ruelles qui séparent les nouvelles constructions, la beauté du lieu est ailleurs… suivez-moi !

  Tu es poussière… et tu retourneras en poussière !!!
آيت بن حدو آيت بن حدو آيت بن حدو آيت بن حدوآيت بن حدو آيت بن حدو آيت بن حدو آيت بن حدو

Une fois la porte du nouveau village franchie vous aurez une vue saisissante sur l'extérieur du ksar d'Aït Benhaddou! Pour y parvenir, il faut emprunter un petit sentier qui descend jusqu'à l'oued.
Tandis que les mômes du coin tenteront de vous aider à traverser l'oued en marchant sur les cailloux ordonnés dans son lit vous aurez peut-être l'occasion d'apercevoir quelques femmes, aux tenues bigarrées, laver leur linge dans la rivière…

Et si vous vous sentez l'âme d'un Lawrence d'Arabie (une partie du film et d'autres y ont été tournés jadis… j'y reviendrai),vous pourrez louer les services d'un chameau dont vous aurez soin de marchander le prix sous peine d'arnaque manifeste ou en cas de crue de l'oued, monter à dos de mulet pour rester les pieds au sec.

Afin de visiter dans les meilleures conditions ce bijou architectural, inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco depuis 1987, il faut aller se perdre dans les méandres des petites ruelles et des chemins escarpés. La majeure partie des maisons est désormais abandonnée.

Ainsi donc, irréparablement contraintes à retourner à la poussière à cause des intempéries qu'elles subissent, les maisons s'affaissent, s'écroulent et s'amenuisent. Seules quelques familles (une dizaine mais un programme, semble-t-il, prévoit d'en « réimplanter » d'autres) vivent encore dans ces demeures de pisé antiques.

  Une Cinecitta (bis) du Sud marocain… ?
آيت بن حدو آيت بن حدو آيت بن حدو آيت بن حدوآيت بن حدو آيت بن حدو آيت بن حدو آيت بن حدو

Outre son classement au patrimoine de l'Unesco, Aït Benhaddou doit probablement une partie de sa renommée mondiale au 7ème art. La mémoire du réalisateur David Lean flotte pour longtemps au-dessus du site et les vieux murs de pisé se souviennent toujours du tournage de "Lawrence d'Arabie".

Quelques habitants se souviennent peut-être encore du bruit des 20.000 figurants chevauchant leurs dromadaires... ou certains autres revivent aussi les scènes les plus mémorables de "Sodome et Gomorrhe".

Plus récemment, il y a plus de 20 ans quand même, en 1984, c'est Michael Douglas qui était venu chercher son diamant perdu (« Les Diamants du Nil »).
Pour les besoins du film une immense porte avait été construite, et Douglas devait y passer dessous aux commandes d'un avion. Réalisée une première fois un peu « juste », la construction s'effondra comme un fétu de paille au premier passage… il fallut la reconstruire ! Mais peu importe… ce travail réalisé par les artisans locaux, ramène aux habitants du village notoriété et monnaie sonnante et trébuchante… En jouant comme figurants dans les productions, en louant leur terre ou en travaillant à la construction des décors, les habitants du coin sont ainsi parmi les plus riches de la région !

La liste des films tournés en totalité ou en partie dans les studios du Sud marocain et dans la région est encore longue : « Harem » (Arthur Joffe, 1985) « Edith et Marcel » (Claude Lelouch, 1983), " »Roll Over » (A. Pakula, 1981), « Liberté, Egalité, Choucroute » (Jean Yanne, 1984), « Des Mots pour le dire » (Vera Belmont, 1983), « Jesus de Nazareth », « La dernière tentation du Christ », « Kundun », « La momie »« Cléopâtre »,« Gladiator », ou encore « Alexandre »..et j'en passe !


La cité du pisé et la kasbah.
آيت بن حدو آيت بن حدو آيت بن حدو آيت بن حدو

Jaillissant de ce sol ocre et rosé dont il a puisé les matériaux même qui le composent, Aït Benhaddou parait sortir d'un songe issu des temps immémoriaux. Accoté au pied de la colline à laquelle il s'appuie, l'étendue verdoyante de l'oasis, aux alentours, des collines dépouillées, et dans le lointain, entourant âprement l'horizon, l'étonnant désordre des sommets du Haut-Atlas donnent à l'ensemble un côté sauvage délicatement apprivoisé.

C'est sur des fondations de pierre, comme la plupart des kasbahs, que repose celle-ci. Elle est flanquée d'une tour à chaque angle. On pénètre dans la kasbah par une lourde porte en bois ouvragé et on accède ainsi au rez-de-chaussée dans lequel on découvre une reconstitution fidèle d'un intérieur de l'époque : sont visibles successivement un four en terre, une sorte de fourneau pour cuisiner, une meule à grain, quelques vieilles théières en poteries et métal et un peu plus loin, les outils nécessaires au travail de la laine qui servait à la confection des tapis. On dirait en passant dans ces pièces où la pénombre règne, que la vie est suspendue, à un fil, le fil du temps qui passe et que chacun tire, à son tour, pour dérouler l'histoire de ce vieux ksar en perdition.

Par un escalier un peu raide, on accède au toit, d'où la vue sur les alentours et sur le reste du ksar est imprenable. En se retournant on embrasse tout le panorama de la vallée et l'oasis en son sein, et de l'autre côté, c'est la couleur ocre de la terre et du pisé des maisons voisines jusqu'en haut de la colline qui domine. Ça et là, quelques tâches de couleurs émanant de tapis que l'on a mis à sécher, attestent qu'il y a encore quelques familles qui vivent ici…

La toiture-terrasse est établie sur des poutres faites de palmier (pas les gâteaux suivez ! Sinon ça ne tiendrait pas) ! Le plancher, quant à lui est recouvert de branchages, et enfin de terre bien tassée. La sensation, quant on marche est assez étrange je dois dire, et je me suis demandé à plusieurs reprises si nous n'allions pas tout simplement passer à travers le toit… c'est à la fois souple et mou mais paraît solide…
En fait le toit est en légère pente, pour l'écoulement des eaux de pluie vers les gargouilles. Les parties supérieures de la kasbah sont décorées de motifs géométriques d'inspiration berbère (que l'on retrouve sur les bijoux et les tapis : croix du sud, chemin nomade, œil, etc).


Le reste du ksar.
آيت بن حدو آيت بن حدو آيت بن حدو آيت بن حدو

Outre la kasbah, qui mérite déjà la visite à coup sûr, il faut ensuite déambuler dans les rues du village, tout en escalier, en pente et en terrasses où l'on peut trouver au détour d'une rue, une cigogne venue reposer ses ailes, une vieille femme en train de filer de la laine (plus là pour le folklore ou les quelques dirhams qu'elle pourrait glaner en tendant la main à votre passage car la pelote n'était guère conséquente quand nous sommes passés puis repassés…), un homme en train d'égorger une chèvre dans la rue (c'était la veille de l'Aïd, donc compréhensible), quelques touristes mais peu finalement à cette époque-ci de l'année, quelques boutiques de souvenirs et d'artisanat local aussi et des murs, des remparts, des murailles, des pierres, des maisons qui s'écroulent et des restes d'anciennes demeures tombées dans l'oubli…

Prenez le temps de grimper jusqu'en haut, tout en haut du village à l'endroit des premières maisons à présent en ruines, et ouvrez les yeux sur le panorama qui vous entoure : la chaîne de l'Atlas, immense, majestueuse, plus prêt de vous l'oasis, et cette espèce de plateau rocheux qui en fixe les limites sur ses flancs, étonnante curiosité géologique qui émerge au milieu de la plaine…

La sauvegarde.
آيت بن حدو آيت بن حدو آيت بن حدو آيت بن حدو

Le vieux Ksar d'Aït Benhaddou a été inscrit sur la Liste du Patrimoine mondial de L'UNESCO en 1987, à un moment où il ne restait plus dans l'ancien village que quelques familles, la quasi-totalité des habitants étant partis s'établir sur l'autre rive de l'oued. Or l'architecture de terre, le pisé et l'adobe, est d'une fragilité extrême, et une demeure inoccupée se délabre inéluctablement. A chaque pluie un peu forte, à chaque orage lessivant, c'est un peu plus encore de ce jalon du passé de la vallée qui s'amenuise et qui s'efface.

L'Unesco retient 2 critères pour classer ce site sur la liste du patrimoine mondial :

« offrir un exemple éminent d'un type de construction ou d'ensemble architectural ou technologique ou de paysage illustrant une ou des périodes significative(s) de l'histoire humaine ; » ;
« être un exemple éminent d'établissement humain traditionnel, de l'utilisation traditionnelle du territoire ou de la mer, qui soit représentatif d'une culture (ou de cultures), ou de l'interaction humaine avec l'environnement, spécialement quand celui-ci est devenu vulnérable sous l'impact d'une mutation irréversible ; » (source http://whc.unesco.org/fr/criteres/).

On comprend donc pourquoi et comment ce lieu chargé d'histoire, de tradition et au patrimoine architectural si précieux se doit d'être conservé et de demeurer encore longtemps, le témoin vivant de cette superbe région et de ses habitants attachés à leur culture et à leurs racines. Mais il reste encore beaucoup à faire dans ce domaine…et les effets secondaires d'un tourisme parfois mal développé sont parfois aussi pernicieux que l'usure du temps.

C'est les yeux pleins d'images, la tête pleine de souvenir, et le cœur plein de chaleur humaine que nous avons quitté le vieux Ksar, retraversé l'oued, poursuivis par les enfants, sous le regard des dromadaires indolents.

Nous sommes remontés dans notre minibus, et loin de l'agitation somnolente du village neuf, nous avons continué la piste jusqu'à l'auberge située en plein étendue quasi désertique sur la piste qui conduit à Telouet.

Tout en dégustant le repas qui avait été préparé pour nous, nous nous interrogions sur le devenir de cette région et de ses habitants. Notre guide Mohamed et notre ami Abdil nous ont confié qu'eux aussi étaient un peu inquiets, un plan spécifique prévoit de goudronner la piste que nous avons empruntée jusqu'à Telouet, créant l'ambivalence du progrès et de la destruction du milieu.

Gageons que les habitants de la région sauront toujours maintenir l'équilibre entre ce qui les fait vivre et ce qui leur permet de vivre mieux… « Inch Allah » !

Chrispix

Posté par chrispix33 à 22:00 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
Tags : , ,
27 juin 2007

La kasbah du Glaoui.


 La kasbah du Glaoui.   

¨˜"°º••º°"˜¨¨˜"°º••º°

Trouver la kasbah. A la recherche du Glaoui perdu….

¨˜"°º••º°"˜¨¨˜"°º••º°"˜¨¨˜"°º••º °"˜¨¨¨˜"°º••º°"˜¨¨

C’est la première chose que vous verrez en arrivant dans le village de Telouet… pas les Glaoui, mais la Kasbah… Bien qu’elle soit située sur un promontoire, dans la partie supérieure du village, elle n’est en fait accessible que lorsque vous aurez traversé le dit village et l’oued Imarène. Il faut en effet dépasser le centre de Telouet et c’est par la sortie du village, après l’auberge, que vous pourrez accéder à la kasbah du Glaoui.


04_dimanche_31_12_06_14h18

On parvient à la kasbah par une piste sur la droite qui conduit jusqu'à la porte principale du Dar Glaoui. Cette forteresse comporte un ensemble de bâtiments remontant successivement aux XVIII, XIX ème XX ème siècles et constitués d'ajouts successifs, mais c’est la partie la plus récente qui se visite encore. Les restes des kasbahs précédentes ne forment plus que quelques murs en pisé et en adobe sortis de terre avant l’entrée principale de la Kasbah du XIX. Une enceinte principale à plusieurs cours entourées de murailles crénelées donne à l'ensemble un aspect des plus singuliers.


011_dimanche_31_12_06_14h23

Vous pourrez laisser votre obole ( donner la même rémunération que pour une entrée de musée officielle soit aux alentours de 20 dirhams par tête de pipe.) au gardien du lieu, facile a repérer puisqu’il se balade avec une énorme clef en permanence.

On visite deux pièces des somptueux appartements, qui ont été miraculeusement sauvegardées. Et je reviendrai sur ce point plus bas…


 La kasbah kesako ? 

¨˜"°º••º°"˜¨¨˜"°º••º°"˜¨

L’art hispano-mauresque et les conquêtes arabes (telles qu’on peut en voir des traces à l’Alhambra de Grenade) n’ont jamais eu vraiment d’influence sur l’architecture berbère.

Typiques des vallées du Draâ et du Dades, les Kasbahs du sud du Maroc demeurent les plus belles expressions d’un art ancestral et rural qui les font ressembler aux constructions traditionnelles du Yemen (pour ceux qui voient ce dont je parle…yeah !!! men !!!)

Pendant des centaines d’années ces constructions de terre ont joué un rôle prépondérant comme le firent en leur temps nos châteaux féodaux. (non pas fait au dos ! avec des glaouis ça prêterait à con- fusion !).

Tout comme ces derniers, elles étaient les demeures fortifiées des seigneurs. Le plus souvent situées sur des pitons rocheux isolés ou des proéminences naturelles (pas de silly connes à l’époque !) elles symbolisaient la puissance des caïds (les représentants du Sultan ou des Pachas (les gouverneurs des villes impériales).

Les Kasbahs étaient les points de contrôle des oasis et leurs voies d’accès, utilisées en tant que points de ravitaillement pour les nomades du désert et prenaient faits et causes pour les caravanes contre les brigands et les pillards de grand chemin.

De nos jours, elles garantissent une belle assise aux notables ou aux cultivateurs, lorsqu’elles ne sont pas tout simplement à l’abandon…. Ce qui est le cas de celle du Glaoui !


 L’antre du Glaoui

¨˜"°º••º°"˜¨¨˜"°º•

Qui était cet homme au passé et à l’histoire controversés, dont la vie se confond presque avec celle du protectorat français au Maroc… ? Je ne vais certainement pas faire un cours d’histoire… ce ne serait ni le lieu, ni le sujet de l’avis.

Juste ces quelques mots pour dire, que bien que la Kasbah ait été présente depuis des siècles dans la commune de Telouet, c’est El-Hadj Thami el-Mezouari el-Glaoui, dit « le Glaoui » (merci d’avoir fait court !) qui a permis à Telouet de rayonner en ces heures où se pressait dans la Kasbah, le gratin mondain du moment...

A la fois formidablement riche mais remis à flots, de façon constante par l’administration coloniale, le Glaoui, devenu Pacha de Marrakech avec la bénédiction de Lyautey à l’époque, voyageait en voitures de luxe, s’adonnait aux joies de balles de tailles sensiblement similaires à celles de glaouis… (au golf ! à quoi pensiez-vous ?) et tirait ses revenus de l’exploitation des mines de sels, des multiples bordels de Marrakech et des taxes qu’il prélevait sans vergogne sur ses sujets. Pour la petite histoire, ceux qui ont l’âge de s’en souvenir, ont certainement entendu parler de Cécile Aubry et de Mehdi el Glaoui son fils, qui joua dans les séries télévisées écrites par sa mère (Belle et Sébastien, Polly,...). Et bien sachez que l’actrice-scénariste, alors mariée au Pacha de Marrakech, avait ses quartiers résidentiels dans cette forteresse luxueuse…

Aspect général.

¨˜"°º••º°"˜¨¨˜"°º•


Le plus souvent, les kasbahs suivent à peu près toutes les mêmes règles architecturales et celle de Telouet n’y déroge pas, elle en est même un des fleurons, je dirais.

Les fondations de pierre reçoivent des murailles épaisses, elles mêmes flanquées de tours ornées de merlons (la partie pleine du parapet entre deux créneaux ; rien à voir avec les bagnoles je vous rassure !) disposés en épis aux 4 points cardinaux et qui marquent les limites de la bâtisse.


08_dimanche_31_12_06_14h20


Tout comme la majeure partie des maisons de Telouet, Les murs de la kasbah sont en pisé et le centre de l’habitation est un patio, qui apporte la lumière à l’ensemble.

L’ornementation extérieure des tours et du haut des murs est en adobe, briques de terre crue argileuse, qui permet d’exécuter des motifs en creux et en relief qui ajourent les parties hautes.


05__dimanche_31_12_06_14h19



Suivez le guide….

¨˜"°º••º°"˜¨¨˜"°º•

La kasbah de Telouet est comme une vraie cité : à la fois forteresse, château-fort et caravansérail, c’était et c’est encore pour les pièces restant en état de visite, un merveilleux palais aux salles innombrables et jadis luxueusement décorées.

Il ne subsiste aujourd’hui qu’une partie « visitable », le reste tombe en miettes, victime du temps qui passe, des intempéries et des querelles politiques de jadis qui perdurent…

Au sein des bâtiments, rongés par l’usure, deux pièces ont néanmoins conservé leurs splendeurs décorative d'origine andalouse : le Harem et la salle de réception. Ceux qui ont eu la chance de visiter l’Alhambra de Grenade, retrouveront ici des caractéristiques communes : un sens de la couleur, du détail, de la minutie des sculptures et des proportions sans pareille.

A la croisée des fenêtres, vous pourrez admirer le superbe travail de ferronnerie exécuté et qui laisse une vision idyllique sur les montagnes alentours. Les stucs et les zelliges, les plafonds peints et les sculptures des portes en cèdres, rehaussées de serrures en argent laissent imaginer la beauté du lieu à l’époque de sa magnificence…


019_dimanche_31_12_06_14h27

La salle de réception.

¨˜"°º••º°"˜¨¨˜"°º••º°"˜¨¨

C’est à travers les fenêtres grillagées de la salle de réception que l’on aperçoit le paysage extérieur. Le sol de la pièce est en marbre da Carrare. Les plafonds, en bois avec poutres et solives apparentes ou à caissons, sont couverts de peintures accordées de motifs floraux, géométriques ou avec effets « velours » et font ainsi écho aux couleurs, dessins et tissus tendus des banquettes qui font office de mobilier dans la pièce. Les effets « nids d’abeille » (les muqanas) réalisés en bois ou en plâtre reproduisent une architecture suspendue pleine d’originalité et de talent.


033_dimanche_31_12_06_14h31

Quant aux colonnes multiples, elles sont habillées de zelliges et de stucs. La rigueur géométrique des figures étoilées, des frises en forme de losanges ou en forme de pattes de lion, de tresses ou de nœuds est une pure merveille. Même les couleurs, harmonieusement choisies répondent comme en écho à ces sculptures ciselées avec grâce. La blancheur des ornements végétaux (des rinceaux si mes souvenirs sont bons…) contraste avec l’éclat encore présent des multiples faïences et vient en adoucir les couleurs, le tout rehaussé de calligraphie coufique.


035_dimanche_31_12_06_14h32


C’est difficile de décrire des choses aussi fines sans rien oublier…, les quelques photos qui émaillent ce texte  vous donneront une idée peut-être plus précise de la beauté de l’ensemble.

036_dimanche_31_12_06_14h32

038_dimanche_31_12_06_14h32


Le Harem.

¨˜"°º••º°"˜¨

C’est l’espace clos réservée aux femmes. C’est un monde à part, hors de toute contingence temporelle. Comme on l’imagine, il est comme ouaté, impénétrable (quoi que.. m’enfin bon…) et secret. Malheureusement une tempête malvenue, en 2004, a endommagé les zelliges, les stucs parfaits et ciselés et les plafonds en bois peints qui suggéraient si bien que ce monde était un espace énigmatique et épicurien…


051_dimanche_31_12_06_14h38

Tout comme la salle de réception, les plafonds sont finement et richement décorés, les colonnes ouvragées de mille et un détails qui font de ce lieu un plaisir pour les yeux et un apaisement de l’âme. L’endroit est globalement plus sombre mais les fenêtres qui donnent sur l’extérieur, elles aussi réalisées en ferronnerie, laissent filtrer juste ce qu’il faut de soleil pour subtilement rehausser les contours des ornements et jouer avec les ombres et les lumières de chaque couleur.


048_dimanche_31_12_06_14h37


C’est par un escalier que l’on accède à la terrasse. De cet endroit magique, on embrasse d’un coup d’œil toute la région alentours à perte de vue…Les sommets enneigés à cette époque de l’année contrastent avec la rougeur des terres arables autour du village (oui, il y aussi des arables au Maroc !), les ocres orangés des maisons traditionnelles en pisé et les quelques carrés de verdure accrochés aux montagnes… Le panorama est splendide malgré le piteux état dans lequel se trouvent les verrières aux parois brisées, les toits en tuiles vernissées vertes pillées par endroit et les nids de cigognes qui occupent les espaces disponibles en hauteur.

 


057_dimanche_31_12_06_14h44


Ce sont d’ailleurs les cigognes, nichées au sommet des tours qui demeurent les ultimes sentinelles de ces vestiges négligés et légués à l’usure du temps et des intempéries.


061_dimanche_31_12_06_14h45


Un chef-d’œuvre en péril.

¨˜"°º••º°"˜¨¨˜"°º••º°"˜¨

Car malheureusement, rien n’est fait ou presque, au niveau culturel et politique pour sauver ce patrimoine en péril. Entre autres, pour des raisons politiques mais aussi économiques, liées à la personnalité du Glaoui et à son histoire avec les autorités royales à l’époque, la Kasbah du Glaoui de Telouet se meurt un peu plus chaque jour, victime de ces conflits stupides qui empêchent que ce site soit, par exemple, classé au patrimoine Mondial de l’Unesco, comme l’a été sa voisine d’Aït Benhaddou…

En effet le fameux ksour d’Aït Benhaddou, inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO depuis la fin des années 70, a bénéficié d’un programme d’aide qui a permis sa restauration partielle dans le respect des procédés anciens de construction.

Qui plus est, l'activité touristique de la région étant assujettie à la présence de sites "à visiter" ou "à voir" mais aussi, il faut bien l’avouer, de leur bon état de conservation, la Kasbah de Telouet, se doit de recouvrer, dès que possible, une partie de son lustre et des ses charmes d’autrefois : pour le bonheur des visiteurs et des populations locales, fières de pouvoir montrer les savoir-faire de leurs ancêtres ; pour le développement économique, social et touristique de la région et de ses environs ; et pour finir, pour continuer sereinement à croire et à envisager l’avenir.

Bien sûr, l’administration royale et le gouvernement marocain ont d’autres priorités que d’envisager la restauration de la Kasbah de Telouet, le pays est pauvre, et a besoin de se construire économiquement avant de pouvoir envisager de telles dépenses… Néanmoins, nous autres touristes, gens de passage, amoureux de la région ou exilés marocains de Telouet, pouvons alerter sur la nécessité de faire quelque chose pour ce joyau de l’art berbère…

Alors les habitants de Telouet se battent tous les jours, à leur échelle, pour que ce capital culturel et historique ne sombre pas dans l’oubli…

C’est donc un instant d’émotion et un ravissement pour les yeux que d’imaginer la vie à l’époque du Glaoui dans ces lieux chargés d’histoire et de passé au goût d’orient, de caravansérail et de luxe. Car si la personnalité du Glaoui a aussi ses côtés « sombres », la vie qu’il a menée dans cette kasbah laisse un parfum de nostalgie… Grandeur et décadence d’un lieu marqué par le passé !

Si un jour, vos pas vous mènent dans le Haut Atlas Marocain, faites un détour par Télouet,  poussez la porte de la kasbah et allez admirer ses vestiges … c’est un voyage qui vous laissera des souvenirs forts mais aussi un goût amer, comme un sentiment d’inachevé et de frustration à l’idée que tous ces merveilleux ornements puissent un jour sombrer dans l’oubli et l’indifférence.

067_dimanche_31_12_06_14h51

Chrispix.

Posté par chrispix33 à 14:52 - Commentaires [2] - Rétroliens [0]
Tags : , , ,
06 mai 2007

TELOUET

.*´¨ )
¸.•´¸.•´¨) ¸.•*¨)
(¸.•´ (¸.•´ .•´ : (´¸.•*´¯`*•-->           Telouet!<-- •*´¯`*•.¸´):´•.´.¸)´•.´.¸)
¨˜"°º••º°"˜¨¨˜"°º ••º°"˜¨¨˜"°º••º°"˜¨¨¨˜" °º••º°" ˜¨¨¨˜"°º••º°"˜¨¨˜"°º••º°"˜¨¨˜"°º••º°"˜¨¨¨˜"°º ••º°"˜¨¨


C'est l'âme pressée par le désir de la découverte et l'envie de rencontrer nos hôtes que nous sommes arrivés à Telouet après avoir franchi le plus haut col routier du Maroc culminant à 2260 mètres , le col du tizi 'N tichka qui marque la frontière entre les provinces de Marrakech et de Ouarzazate.

col_du_tichka

Arriver à Telouet.
¨˜"°º••º°"˜¨¨˜"°º••º°"˜¨¨˜"°º••º°"˜ ¨¨¨˜"°º••º°"˜¨¨¨˜"°º• •º°"˜¨¨˜" °º••º°"˜¨¨˜"°º••º°"˜¨¨¨˜"°º••º°"˜¨¨

Sur la route en venant de Marrakech, après avoir bravé les vendeurs de géodes et autres minéraux, où le pire (moulages de polyester ou de résines figurant des ammonites et de magnifiques reconstitutions géologiques assaisonnées de mercurochrome ou de vert fluo) côtoie le meilleur (véritables cristaux de roches et fossiles de fort belles formes et variétés) on emprunte une petite route située sur la gauche, 6 km environ après le passage du col susnommé.

La route, qui n'est accessible qu'après un quasi-demi-tour sur route, s'apparente tout d'abord à un petit chemin de campagne assez étroit mais néanmoins asphalté… enfin au début ! Par la suite cette petite route sinueuse et pittoresque, égayée de superbes couleurs de terres et de végétations entre rouges, ocres et verts gris étonnants se meut en piste défoncée par les intempéries jusqu'au passage d'un petit gué rendu obligatoire par la chute inopinée du petit pont jouxtant le passage présentement offert aux roues de notre camion lors d'un orage un peu violent le mois dernier.

078_jeudi_28_d_cembre_2006_17h03_de_rabat___Telouet


Globalement la route est en assez mauvais état (si l'on prend pour référence nos acquis d'occidentaux repus de goudron lisse et rectiligne) et s'effondre même par endroit (de petits cairns sur le bord de la route signalent d'ailleurs les passages les plus délicats) et il convient d'être prudent lorsque l'on croise un autre véhicule, que ce soit un autochtone au volant de sa voiture surchargée, aux 5 tours de compteur, qui n'a cure de quelques frottements ou nids de poules, ou le 4X4 rutilant et fier du guide au service des gentils touristes des clubs Marmara et autres qui viennent contribuer à la défonce de ce paisible chemin de montagne, cachés derrière leurs vitres teintées et les yeux rivés sur les bas côtés, le cœur au bord des lèvres et la satisfaction d'avoir cru voir de l'authentique en restant cutés sur leurs moelleux sièges de moleskine…

073_jeudi_28_d_cembre_2006_16h02_de_rabat___Telouet


Au bout d'une vingtaine de kilomètres, parcourus à allure modeste, autant pour profiter du paysage enchanteur, que pour éviter les multiples marcheurs et conducteurs d'ânes batés circulant sur les bas côtés, on parvient en vue du village de Telouet, qui se dresse fièrement sur un plateau de terre ocrée et rouge.
Le village ne semble pas très étendu à première vue, mais la commune de Telouet abrite plusieurs dizaines de milliers d'âmes.


sur_la_route_de_telouet

Situé au cœur du pays Glaoua, dans cette haute vallée où coule l'oued Imarene, le village est dominé par l'impressionnante Kasbah du Glaoui de Télouet, dont j'aurai l'occasion de vous reparler.

Un peu d'histoire.
¨˜"°º••º°"˜¨¨˜"°º••º°"˜¨¨˜"°º••º °"˜¨¨¨˜"°º••º°"˜¨¨¨˜" °º••º°"˜¨ ¨˜"°º••º°"˜¨¨˜"°º••º°"˜¨¨¨˜"°º••º°"˜¨¨

Dep uis toujours ou presque, cette région du haut atlas est habitée par des berbères apparentés à la grande famille des Masmouda. Le col de Télouet, à 2460m d'altitude, à la croisée des échanges culturels et économiques, était connu naguère sous le nom de Porte de Deren.
Il servait également de communication entre deux grandes origines de peuplement et d'activités économiques, la région du Sous et le Haouz.

Autrefois, Télouet était le lieu de passage obligé des caravanes allant de Marrakech à Ouarzazate avant la mise en construction de la route qui passe par le col du Tizi n-Tichka. C'est grâce à cette position stratégique qu'elle demeura pendant une centaine d'années, l'un des fiefs des seigneurs glaoua. Au milieu du XIX ème siècle, le col de Télouet concourut à la puissance des Glaoua développée, à partir de 1858 environ, par Mohamed Amezwar et par Si Madani, fils et petit-fils d'un Cheikh de Télouet, marabout exploitant une mine de sel, (toujours en activité et que nous avons visité d'ailleurs).

En 1893, le Sultan Moulay el Hassan revenait d'une campagne au Tafilalet. Contraint de demeurer à Telouet à cause d'une tempête neige, il reçut un accueil des plus chaleureux, (on sait donc d'où nos hôtes tirent leurs habitudes…) et Si Madani, lui fit acte de fidélité.

Avant de partir, le roi, lui laissa en guise de gratifications, des fusils modernes, un canon Krupp et quelques obus que Si Madani utilisa ensuite pour asseoir son autorité et l'accroître géographiquement.

Plus tard, à partir de 1912, avec son frère Thami, ils eurent assez de jugement pour se rallier au Protectorat sous lequel ils développèrent considérablement leur domaine… A la mort de Madani (de chagrin paraît-il, après le décès de son fils au combat) c'est Thami qui prit la relève en 1919.

Parmi ces seigneurs, c'est donc l'influent Al Hadj Thami al Glawi (1875-1956), pacha de Marrakech, dit « le Glaoui », qui naquit et finit ses jours dans son Palais à Télouet, qui marquera le plus son temps.

Le village.
¨˜"°º••º°"˜¨¨˜"°º••º°"˜¨¨˜"°º••º°"˜ ¨¨¨˜"°º••º°"˜¨¨¨˜"°º• •º°"˜¨¨˜" °º••º°"˜¨¨˜"°º••º°"˜¨¨¨˜"°º••º°"˜¨¨

De part sa situation géographique et stratégique, Telouet a toujours joué un rôle prépondérant dans cette vallée. Pour autant, outre la situation de la kasbah sur les hauteurs, le village est tout ce qu'il y a de plus rural et traditionnel et donc par-là même, pour les touristes que nous fûmes (c'est du belge !), un vrai gage d'authenticité…

La partie haute du village est constituée de maisons plus modernes, aux toits en terrasses mais c'est dans la partie basse du village et sous la kasbah que l'on trouve la majeure partie des maisons réalisées en pisé. C'est ce mélange de terre et de paille, qui, constitué selon d'ancestraux procédés isole à la fois de la chaleur et du froid.

C'est aussi cette couleur de la terre d'origine, qui, en passant de l'ocre au rouge en fonction de l'éclairage du soleil confère au lieu entier une unité harmonieuse malgré les différences de formes des maisons.

L'une des plus belles et grandes maisons du village est celle du caïd. Elle est située dans la partie du village la plus moderne.
Mais c'est en se perdant dans les ruelles, en contrebas, que l'on peut admirer ce savoir-faire séculaire et la variété des maisons traditionnelles.

Notre guide ce jour là, qui n'est autre que le voisin de notre maison, nous mène dans son village et nous fait découvrir, fièrement, les richesses de son patrimoine : d'abord le souk et ses multiples boutiques (il se tient le jeudi), puis, la place du village, traversée par l'unique route qui se poursuit au-delà de Telouet vers la mine de sel et la ville d'Aït Benhaddou et entourée des quelques magasins où il est possible de se ravitailler en victuailles et objets de première nécessité, ensuite, la partie plus moderne, composée de la poste, de l'école, de la maison de la commune, et au-delà en descendant vers le bas du village, et en laissant la kasbah sur votre gauche, l'ancien quartier juif avec ses vieilles maisons et ses petites rues sinueuses aux porches couverts.

chris_002


A cette époque encore et malgré la température parfois hivernale, les enfants sont dehors, à jouer sur les terres-pleins devant les habitations. Les hommes sont peu visibles, occupés à la mosquée, et les femmes s'occupent du linge qu'elles mettent à sécher le plus souvent, à même les buissons. Ce sont ces scènes là, venues d'un autre âge, pour nous étrangères et sans égales, qui ramènent l'esprit des pauvres touristes que nous sommes à la dure réalité de cette région : dénuement absolu pour certains, mais ce sourire, toujours vissé au coin du visage et ce regard chaleureux qui vous enveloppe de bienveillance.


0108_vendredi_29_d_cembre_2006_11h34_TELOUET

Partout nous avons été accueillis avec gentillesse et simplicité. On nous a convié à visiter les maisons, à nous asseoir dans ces salons marocains si hospitaliers et à boire l'éternel thé à la menthe ou à l'absinthe, véritable symbole de l'hospitalité berbère…

Pour quoi venir à Telouet ?
¨˜"°º••º°"˜¨¨˜"°º••º°"˜¨¨˜"°º••º°"˜¨¨¨˜"°º ••º°"˜¨¨¨˜"°º••º°"˜¨ ¨˜"°º••º°" ˜¨¨˜"°º••º°"˜¨¨¨˜"°º••º°"˜¨¨

Chacun trouvera en venant au Maroc une raison d'y séjourner selon ses goûts. Il n'était pas dans nos projets d'aller passer 10 jours sur une chaise longue au club Marmara de Marrakech ou de nous faire secouer la couenne dans des 4X4 tape-culs sur la route des Ksour et des kasbahs du haut Atlas.

On peut venir à Telouet pour simplement goûter aux plaisirs de la marche ; des excursions sont organisées dans les montagnes aux alentours et vous pourrez demander aux guides disponibles de vous y conduire. Ils se feront une joie de vous faire découvrir la campagne environnante et les possibilités de bivouac en altitude.

Si vous avez le pied moins montagnard, vous pourrez quand même suivre les sentiers muletiers et laisser errer votre regard sur la beauté fascinante des paysages. Le contraste entre les couleurs chaudes des terres et des habitations et celles, plus froides des rares îlots de végétation et des cimes enneigées est un spectacle que vous n'êtes pas prêts d'oublier….

De Telouet, vous pourrez aussi partir pendant 2 ou 3 jours, à la découverte du désert du sud marocain, finalement pas si loin…
Si vous êtes équipés d'un véhicule suffisamment aguerri, voire un tout terrain, vous pourrez vous risquer sur la route qui va vers Aït Benhaddou et trouverez alors d'autres villages sensiblement identiques à celui-là, voire plus beau encore, comme ceux Anemiter ou de Tighza.

Il faut compter 4h pour parcourir les 35 kilomètres de piste en 4X4. Mais la ballade vaut le coup. Tout le parcours est à l'écart des circuits traditionnels et la végétation et les paysages y sont magnifiques.

A 8 km au delà de Telouet, toujours sur la piste carrossable qui va vers Ouarzazate, se trouve la mine de sel. La piste qui y mène part en épingle, sur votre gauche. Vous ne pouvez guère vous tromper : il suffit de suivre les traces de sel au sol !

Un gardien vous fera visiter (rapidement mais entrer vaut le coup d'œil) moyennant quelques dirhams. Il est un peu susceptible de la photo… et réclame aussi une obole pour le tirage de portrait ! Mais une photo ne se paye pas, nous avons donné pour la visite, pas pour la photo, ne lui en déplaise.

chris_163

La visite est étonnante si vous ne connaissez rien à l'extraction du sel de cette manière. Les installations sont sommaires mais le lieu vaut quand même le détour, et les paysages, que l'on croirait tout droits sortis d'un roman de Jules Verne ou de Ray Bradbury sont d'une beauté peu commune. Je n'ai jamais vu autant de nuances de rouges dans un seul paysage, c'est tout simplement fabuleux. On croit vivre entre chimère et réalité….

chris_156



L'avis d'un berbère d'occasion.
¨˜"°º••º°"˜¨¨˜"°º••º°"˜¨¨˜"°º••º °"˜¨¨¨˜"°º••º°"˜¨¨¨˜" °º••º°"˜¨ ¨˜"°º••º°"˜¨¨˜"°º••º°"˜¨¨¨˜"°º••º°"˜¨¨

Oui l'endroit est tout simplement beau et vrai.
Non, vous ne verrez pas de chameau ici. 
Vous n'y verrez que des ânes, des moutons et quelques vaches. Mais vous y trouverez le bonheur simple du contact avec les berbères qui vous accueilleront à bras ouverts, parfois avec un peu trop d'empressement, si vous ne savez pas déjouer les pièges tendus par « les faux touaregs » à l'entrée du village…

Mais si vous prenez la peine et le temps de vous asseoir autour d'un thé, vous découvrirez alors ce que la vie dans le haut atlas Marocain peut avoir de fantastique, dénuée de toute forme d'artifice et de complications…

Là-bas, nous avons trouvé l'évasion, le dépaysement et la paix que nous cherchions. Nous avons partagé la vie de cette civilisation, proche mais finalement mal connue, de cette ethnie d'anciens nomades sédentarisés. Nous avons assisté aux fêtes de l'Aïd, avons pris nos repas avec ceux qui sont devenus, au fil des jours, nos amis.

Ce sont ces plaisirs simples et authentiques, loin de l'agitation des villes et plus proche de la nature que nous avons égrenés pendant notre séjour à Telouet.

Et c'est le cœur serré et l'émotion palpable que nous avons quitté le village de Telouet, laissant nos hôtes à leurs vies paisibles et retournant à nos existences trépidantes de gens pressés avec une seule idée en tête : trouver rapidement l'occasion d'y revenir ! A vous, Abdil, Mohamed, Aziz, Ali, Ahmed, Radia et les autres… nous disons juste merci de nous avoir accueillis parmi vous.


chris_216Telouet_119

« Les hommes pressés sont déjà morts… »

Chrispix.      

Posté par chrispix33 à 21:41 - - Commentaires [5] - Rétroliens [0]
Tags : , , , ,
17 janvier 2007

TELOUET

chris_186




Telouet.
¨¨¨˜"°º••º°"˜¨¨˜"°º••º°"˜¨¨˜"°º•º° "˜¨¨¨
"°º••º°"

º••º
••
o


Au fond du défilé, près du champ de pénombre
Le chant d'un coq ravi signale qu'un jour nouveau
Va sortir de sa gangue, véritable cadeau
Et changer en lumière toutes les zones sombres

¨¨¨˜"°º••º°"˜¨¨˜"°º••º°"˜¨¨˜"°º••º °"˜¨¨¨
"°º••º°"

C' est l'heure où le muezzin appelle à la prière
Où le soleil n'est qu'un souvenir de la veille
La kasbah voit rougir ses premières pierres
Et le chant des oiseaux au fond de l'oued s'égaye

¨¨¨˜"°º••º°"˜¨¨˜"°º••º°"˜¨¨˜"°º••º °"˜¨¨¨
"°º••º°"

En bas dans la vallée, inchangée, l'eau ruisselle
Les rares feuilles de trembles, dans le vent, étincellent
La terre, ça et là, ondule entre ocres et verts
Et les cimes enneigées redisent que c'est l'hiver

¨¨¨˜"°º••º°"˜¨¨˜"°º••º°"˜¨¨˜"°º••º °"˜¨¨¨
"°º••º°"

A l'arrière du souk, les maisons endormies
Gardent les dernières bribes de sommeil d'une nuit
Les femmes, matinales, entament leur antienne
Et s'attèlent lentement aux tâches quotidiennes

¨¨¨˜"°º••º°"˜¨¨˜"°º••º°"˜¨¨˜"°º• ;º°"˜¨¨¨
"°º••º°"


La ronde des mulets a déjà commencé
Les bêtes se suivent, toujours en file indienne.
Mohamed, le berbère, à la nuit étoilée,
A bravé la nuit froide, qui était sa gardienne….

¨¨¨˜"°º••º°"˜¨¨˜"°º••º°"˜¨¨˜"°º•;º °"˜¨¨¨
"°º••º°"

Tout à coup, l'horizon s'illumine de rouge
Le pisé des maisons dans lesquelles rien ne bouge
Rappelle que c'est la terre qui est source de vie
Et qu'on la sent ici, présente, à l'envi

¨¨¨˜"°º••º°"˜¨¨˜"°º••º°"˜¨¨˜"°º••º° "˜¨¨¨
"°º••º°"

Les ombres redescendent du sommet des montagnes
Dans les ksour, les enfants, peu à peu, s'enhardissent
Après un bout de pain, ils quittent leur bâtisse
Leur seul terrain de jeu, c'est encore la campagne.

¨¨¨˜"°º••º°"˜¨¨˜"°º••º°"˜¨¨˜"°º•• ; ; ;º°"˜¨¨¨
"°º••º°"

Quand le mordant du froid a fait un peu de place
A la moiteur nacrée des brumes matinales
C'est pour mieux accentuer le contour des surfaces
Et cerner de couleurs les rares notes florales

¨¨¨˜"°º••º°"˜¨¨˜"°º••º°"˜¨¨˜"°º•• º°"˜¨¨¨
"°º••º°"

T out en haut du village, bravant encore le temps
Se dresse le palais des seigneurs d'antan.
Il veille sur la région comme un ami fidèle.
Et pourtant à le voir, on devine qu'il chancelle.

¨¨¨˜"°º••º°"˜¨¨˜"°º••º°"˜¨¨˜"°º• ;º°"˜¨¨¨
"°º••º°"


Victime de viles querelles, il sombre dans l'oubli…
Ses murs se lézardent, et ses décors  s'effacent
Les ornements fatiguent et les voûtes grimacent
Que seront donc bientôt ces splendeurs accomplies ?

¨¨¨˜"°º••º°"˜¨¨˜"°º••º°"˜¨¨˜"°º••º°"˜¨¨¨
"°º••º°"

Encore un jour de plus sur la bastide calme
Des heures à découvrir de ce lieu tous les charmes
Des minutes précieuses pour goûter au plaisir
Et toute l'éternité pour s'en souvenir…

¨¨¨˜"°º••º°"˜¨¨˜"°º••º°"˜¨¨˜"°º•• ; ; ;º°"˜¨¨¨
"°º••º°"
º• •º
••
o

Chrispix

Posté par chrispix33 à 22:54 - - Commentaires [7] - Rétroliens [0]